Pourquoi vous ne devriez pas prendre vos vacances en été selon les druides
Nos vies modernes sont réglées comme du papier à musique. Nouvel an, jours fériés, vacances scolaires, étés de juilletistes ou aoûtiens, rentrée scolaire, obligations professionnelles, Noël… Pourtant, nos corps suivent, eux, un tout autre rythme au diapason de la nature. Si l’hiver est une saison propice au repos et à l’introspection, l’été est synonyme d’action, le soleil galvanisant notre énergie.
C’est pourquoi nos rythmes modernes sont déconnectés de celui de la nature ! Nous devrions plutôt suivre le fil des saisons… Comme nos ancêtres lointains. Nous avons déjà parlé sur ce site des grandes fêtes de la tradition druidique, mais avons-nous déjà évoqué la Roue de l’Année ? Dans cet article, explorons plus avant ses cycles, afin de mieux comprendre pourquoi les druides ne seront jamais juilletistes ou aoûtiens…
La roue de l’année, c’est quoi ?

Le calendrier païen, souvent appelé Roue de l’Année, est profondément enraciné dans les traditions et croyances des anciens celtes. Ses origines sont millénaires, et remontent bien avant la chrétienté. Ce calendrier se base sur le lien entre notre énergie, notre rythme naturel et la source de la vie sur la planète. Le druidisme identifie 8 moments significatifs, qui sont honorés par 8 fêtes distinctes :
- Samhain, célébré autour du 31 octobre ;
- Alban Arthan, le 21 décembre ;
- Imbolc, les 1er-2 février ;
- Alban Eilir, le 20-21 mars ;
- Beltane, au début du mois de mai ;
- Alban Elfed, le 21 juin ;
- Lughnasadh, le 1er août ;
- Alban Elfed, le 21 septembre.
Quatre de ces fêtes sont solaires, marquant soit la mort apparente de l’astre au milieu de l’hiver, soit sa puissance maximale au jour le plus long de l’année. Les quatre autres fêtes sont lunaires, et marquent les équinoxes, soit l’équilibre entre le jour et la nuit. Au printemps, c’est normalement le temps où l’on doit honorer les semailles, et se préparer aux dons de l’été. Lors de l’équinoxe d’automne, c’est le temps de rendre grâce aux bénédictions offertes par la saison estivale tout en se préparant à vivre l’hiver.
À ces fêtes s’accordent des périodes sacrées associées à l’élevage ou l’agriculture. À Samhain, on honore les morts et on stocke la viande et les réserves de nourriture, alors qu’Imbolc annonce les premières naissances des agneaux. Beltane est la période propice pour les accouplements du bétail, et leur purification en les faisant passer entre de grands feux. Quant à Lughnasadh, elle marque le lien entre le cycle agricole et l’élevage : c’est en effet la période où on récolte la nourriture humaine et le fourrage pour les animaux.
La signification profonde de la Roue de l’année
Les fêtes que je viens de citer montrent une interconnexion profonde entre l’animal et le végétal, mais aussi avec notre psyché, notre corps, la planète, le soleil et la lune. Nous sommes tous des éléments d’un tout, où chaque chose est imbriquée, et ne peut que fonctionner en harmonie. Chaque fête de la Roue de l’Année représente une puissante conjonction entre le temps, un lieu, l’astral, les saisons… Qui fait écho au cycle de notre propre vie.

- Imbolc est ce temps de maternage qui évoque l’enfance,
- Beltane est l’initiation de l’adolescence et son énergie,
- Lughnasadh représente les responsabilités et la sagesse relatives à l’âge adulte,
- Et Samhain est un temps de gratitude et de repos qui précède la mort d’une personne âgée.
Ainsi, chaque fête a sa propre énergie. À Beltane, nous pouvons invoquer la puissance créatrice de la jeunesse et sa vitalité, quand le solstice d’hiver favorise le repos, l’inspiration et la conception. Alban Arthan nous rappelle que dans les ténèbres naît l’intuition. La saison estivale nous permet la réalisation de nos rêves et le travail dans l’arène du monde extérieur, et l’hiver demande un véritable repos et une introspection profonde.
Nos rythmes modernes vont à l’encontre des cycles naturels. À l’instant de la nature, l’été est la période de l’année où nous sommes censés déborder d’énergie. Idéal pour prévoir des vacances actives, mais ne devrait-on pas en profiter pour accomplir toutes nos obligations ? À l’inverse, l’hiver est plus lent et favorise un repos profond, et une introspection réelle. Et c’est la raison pour laquelle les druides ne prendront pas de vacances en été…


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